Tomettes, grès cérame, carreaux de ciment : dans une maison berrichonne, le carrelage se décide d’abord sous les pieds, bien avant de se choisir sur un présentoir.
Dans les maisons anciennes du centre, entre la cathédrale et la rue Bourbonnoux, il n’est pas rare de trouver un sol de terre cuite posé à même la terre, sans isolant ni barrière contre l’humidité. Recouvrir un tel sol sans l’avoir sondé revient à enfermer l’eau qui remonte : les joints noircissent, les carreaux finissent par sonner creux.
Dans les pavillons de la périphérie et des communes voisines, la question change : dalle béton, chape, parfois plancher chauffant. La planéité se contrôle à la règle, la cohésion au maillet, l’humidité à l’appareil. Selon le résultat, on ragrée, on pose une natte de désolidarisation ou l’on reprend la chape.
Vient ensuite le calepinage, c’est-à-dire le plan de pose : où tombent les coupes, comment le sol rencontre les seuils, la baignoire, le pied des portes. Un grand format effet pierre réclame un support presque parfait ; un carreau de ciment ou une tomette pardonnent mieux les irrégularités d’une maison ancienne. C’est ce choix, plus que la couleur, qui fait durer un sol.
Le bois obéit à la même logique : chêne cloué sur un vieux plancher ou collé sur une dalle, point de Hongrie ou lames droites, il se décide d’après le support. Voir la page Parquet massif Bourges.